Une étude dont les résultats ont été publiés dans le très sérieux European Heart Journal indique que les bactéries présentes dans les intestins pourraient réduire le risque de maladies cardiovasculaires chez les êtres humains. Ces résultats confirment des tests menés avec succès jusqu’à présent… sur des souris. Si la relation entre hypertension artérielle, hypercholestérolémie, tabagisme et pathologies cardiaques est bien connue, l’hypothèse qu’un microbiote intestinal de moins bonne qualité vient s’ajouter aux facteurs aggravants est, quant à elle, nouvelle. Explications.

Raideur artérielle, inflammation et risques de maladies cardiovasculaires

L’une des méthodes utilisées par les médecins pour mesurer le risque d’AVC ou d’infarctus est de mesurer le durcissement des artères. La raideur artérielle, comme cette mesure s’intitule, n’est pas nécessairement liée à la consommation de tabac ou au cholestérol, mais plutôt à une inflammation.

L’inflammation est la réaction naturelle du corps aux blessures. Si est elle trop élevée et qu’elle n’intervient pas de manière normale, elle peut entraîner de nombreuses pathologies, comme l’arthrite ou l’eczéma notamment.

Selon les études scientifiques, plus l’inflammation est importante, plus le risque de maladie cardiaque et d’artériopathie est élevé.

Les études cliniques récentes démontrent que l’inflammation est un facteur clé dans le développement des maladies cardiovasculaires et le raidissement des artères. Des tests en situation réelle ont permis de prouver qu’un médicament administré sur des patients souffrant d’inflammation réduisait le nombre de crises cardiaques, au même titre que le risque de cancer.

La question néanmoins est : comment est-il possible de réduire l’inflammation sans prendre de médicaments ? La réponse se trouve d’abord dans les habitudes au quotidien. Lutter contre le tabagisme et contre l’obésité est un excellent début… mais les « bonnes bactéries » qui vivent dans notre intestin peuvent, elles aussi, aider.

Les « bonnes bactéries » alliées de notre santé

En effet, les bactéries intestinales semblent jouer un rôle important dans la prévention de certaines maladies engendrées par l’inflammation. Le rhumatisme psoriasique, le diabète, les troubles intestinaux comme les maladies inflammatoires de l’intestin semblent en faire partie. Le point commun entre toutes ces pathologies est le manque de bactéries intestinales saines. En d’autres termes, un nombre moins important de bactéries, de microbes intestinaux.

La même étude présentée par le European Heart Journal indique que les femmes présentant un durcissement des artères plus important avaient une plus faible densité de bactéries intestinales que celles dont les artères sont en meilleure santé.

Les études avaient déjà révélé que, dans le corps humain, la présence d’acide indole propionique, puissant antioxydant neuroprotecteur, est liée à un risque moins élevé de diabète. En outre, chez les personnes consommant des fibres, les bactéries intestinales produisent davantage d’acide indole propionique. En réalité, la présence de bactéries intestinales et la quantité de substances créées par ces dernières expliqueraient près de 10% du processus de raidissement des artères, alors que des facteurs comme le cholestérol, le diabète, l’obésité et le tabagisme ne sont responsables que pour 2% dans la mesure du risque de maladies cardiovasculaires.

La bonne nouvelle est que, contrairement aux risques génétiques devant lesquels nous sommes impuissants, nous sommes tous et toutes capables d’agir sur les bactéries dans notre intestin et sur les substances qu’elles produisent.

L’une des façons d’influencer les bactéries intestinales et de manger… de bonnes bactéries, c’est-à-dire des probiotiques ou des suppléments. Une autre méthode consiste à greffer les selles d’un donneur sain dans le tube digestif d’un patient receveur afin de rééquilibrer la flore intestinale de ce dernier. Une solution, certes peu ragoûtante, mais néanmoins porteuse d’espoir !

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