En France, les chiffres du cancer du côlon sont élevés, cette maladie représentant la deuxième cause de décès par cancer. Au cours des années passées, les pouvoirs publics ont pris les devants, agissant en amont à un stade où il est possible de prévenir la propagation de la maladie et de faire diminuer le taux de mortalité. Alors que les traitements progressent de jour en jour, le nombre de cancers colorectaux pourrait atteindre 45 000 nouveaux cas en France par an en 2020 avec, en parallèle, une baisse de la mortalité et la poursuite de la systématisation des traitements complémentaires et l’accentuation du dépistage.

Actuellement, le test permettant de détecter le cancer du côlon et du rectum est la coloscopie. Un examen sécuritaire qui permet de sauver des vies et qui suscite de nombreuses questions. Comment se déroule une coloscopie ? Explications.

 

La coloscopie en quelques mots

La coloscopie est l’examen qui permet d’observer le côlon, donc le gros intestin, ainsi que l’extrémité finale de l’intestin grêle. Elle s’effectue au moyen d’une petite caméra munie d’une lampe, au bout d’un tube souple ainsi que, dans certains cas, d’instruments chirurgicaux, l’ensemble portant le nom d’endoscope. Lors d’une coloscopie, les professionnels de santé recherchent d’éventuelles anomalies, effectuent des prélèvements si nécessaire, afin de les analyser par la suite (biopsie) et procèdent à l’ablation de polypes du côlon.

La coloscopie est un examen permettant de diagnostiquer les maladies du côlon dans leur ensemble et notamment :

–          Le cancer colorectal (ou « cancer du côlon »)

–          La rectocolite hémorragique

–          Les polypes du côlon

–          La maladie de Crohn

–          Les troubles digestifs (rectorragie, sang dans les selles, constipation, douleurs abdominales…)

 

À quoi faut-il s’attendre pendant l’examen coloscopique ?

L’examen coloscopique est réalisé par un professionnel de santé et dure de 30 à 60 minutes. Il est effectué sous sédation, c’est-à-dire sous anesthésie légère ou sous anesthésie générale. Ainsi, une entrevue avec un médecin anesthésiste est obligatoire environ une semaine avant la coloscopie.

Pour que l’examen se passe dans les meilleures conditions possibles, le côlon doit être libre de toute matière fécale. Ainsi, avant l’examen coloscopique, un régime alimentaire sans fibres s’impose. Il démarre généralement la veille de la coloscopie ou l’avant-veille selon les cas. Les aliments à fibres comme les légumes verts, les laitages, des crudités et la salade sont proscrits, au profit d’autres aliments comme des pâtes non complètes, du poisson, du bouillon sans légumes, du pain blanc, des compotes de fruits cuits… À ce régime alimentaire s’ajoutent environ 4 litres de liquide de préparation de l’intestin à boire en une seule ou en plusieurs fois dans les 12 heures qui précèdent la coloscopie. De nouvelles formulations récentes de produits préparatoires ont permis de réduire la quantité à absorber à 2 litres. Ce liquide provoque rapidement l’évacuation des matières fécales, sans entraîner de douleurs abdominales.

L’examen coloscopique se déroule à jeun. Les patients sont également invités à ne pas fumer le jour de l’examen, le tabac augmentant les sécrétions gastriques.

 

Les étapes de la coloscopie

Généralement effectuée en milieu hospitalier ou en clinique par un médecin spécialisé en gastro-entérologie, la coloscopie ne nécessite qu’une prise en charge ambulatoire, c’est-à-dire une hospitalisation de quelques heures. Les différentes étapes de l’examen coloscopique sont les suivantes :

  1. La préparation à l’entrée en salle d’opération, qui consiste à se déshabiller et à revêtir une blouse, une charlotte ainsi que des chaussons stériles
  2. L’arrivée au bloc opératoire et l’anesthésie
  3. L’examen à proprement parler, consistant à l’introduction, par le gastro-entérologue, de l’endoscope dans l’anus. Le tube au bout duquel est installée une petite caméra et une lampe est également pourvue d’un système permettant d’insuffler de l’air afin de déplier les parois intestinales pour permettre une bonne observation.
  4. L’examen par le gastro-entérologue de l’intérieur du côlon et de l’extrémité de l’intestin grêle
  5. Un ou plusieurs prélèvements et soins si nécessaire
  6. Le retrait de l’endoscope et l’aspiration de l’air insufflé
  7. Le retour du patient en salle de réveil ; en cas d’anesthésie générale, le réveil dure quelques minutes. Pendant une heure, le patient est mis sous observation. Durant cette période, sa tension artérielle, sa respiration et son état général sont observés
  8. Le gastro-entérologue effectue un compte rendu de ses observations au patient et l’informe quant aux suites à donner
  9. Une collation est proposée au patient. Il est possible de ressentir, à ce moment, des ballonnements abdominaux sans douleur en raison de certains gaz restés dans le tube digestif. Ces derniers sont rapidement évacués par l’anus.
  10. Le départ de l’établissement hospitalier ou de la clinique, le patient devant être obligatoirement accompagné d’un parent ou d’un ami. À noter que la conduite d’un véhicule automobile est interdite le jour de l’examen coloscopique.

Existe-t-il des alternatives à la coloscopie ?

Même si elle est indolore, la coloscopie est vécue comme un diagnostic invasif et de nombreux patients la redoutent. Dans certains cas, un scanner leur est proposé. C’est notamment le cas lorsque le patient refuse la coloscopie après avoir étudié les informations qui lui sont délivrées. Le coloscanner, encore appelé « coloscopie virtuelle » s’appuie sur la technologie des rayons X et permet de visualiser le côlon par voie externe. Cette méthode de diagnostic rend inutile l’injection d’un produit de contraste à base d’iode et l’imagerie se concentre sur le côlon.

Tout comme la coloscopie, le coloscanner nécessite une préparation en amont, à savoir un régime alimentaire sans résidus et l’ingestion de médicaments laxatifs quelques heures avant l’examen. L’air insufflé par l’anus lors de la coloscopie est remplacé par une canule dont la taille est semblable à celle d’un suppositoire. Celle-ci est introduite dans l’anus puis connectée à une pompe à dioxyde de carbone, gonflant ainsi délicatement le côlon, sans aucune douleur pour le patient.

 

 

Lorsque la tumeur est repérée suffisamment tôt, le cancer du côlon et du rectum peut être guéri dans 90 % des cas. Ainsi, un dépistage est organisé pour les individus à partir de 50 ans. Il s’agit d’un test immunologique destiné à rechercher la présence de sang dans les selles. Un résultat positif ou des antécédents familiaux conduisent à l’examen par le biais de la coloscopie.

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